Un regard...
en 647 articles
et 363 signatures d'auteurs
sur l'essentiel de la presse du TRAVAIL SOCIAL

Partenaire « Presse » sur OASIS
LIEN SOCIAL - Le Forum social du jeudi








jeudi 6 octobre 2011
Le travail social bouge encore
par Joël PLANTET


Les travailleurs sociaux ne veulent plus être invisibles au service des invisibles de notre société. Décrété mois du travail social, octobre se veut celui de la mobilisation, de la réflexion, de l’interpellation.


« Travail social, si on en parlait… » À l’initiative du Mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social (MP4), un collectif d’associations (ONES, CNAEMO, FNEJE, CNLAPS, MP4, 7, 8, 9 Radio sociale) a décrété octobre mois du travail social, sous forme de mobilisation nationale. Divers collectifs, syndicats, associations, professionnels et citoyens sont invités à créer l’événement. Un certain nombre sont déjà balisés. Ainsi, la semaine du 3 au 9 octobre verra-t-elle deux points d’orgue : le Cnlaps organisera les 6 et 7 octobre, à Saint-Étienne, une grande rencontre sur le thème Éduquer, c’est aussi prévenir la délinquance… Le collectif de travailleurs sociaux et médico-sociaux du Limousin, RipOstes, alertera les citoyens par une distribution de tracts aux carrefours de Limoges contre « les dérives du tout-sécuritaire, de l’ultra libéralisme et de la charité qui touchent le secteur ».
La semaine suivante (10 au 16 octobre) développera quatre axes de réflexion. La fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants sera à l’initiative d’une rencontre, du 12 au 14 octobre à Tours, sur la qualité du travail éducatif. Le même collectif RipOstes organisera le 13 octobre une soupe populaire à Limoges pour alerter sur la fin du social « professionnel ». À l’initiative de plusieurs syndicats du 93, une journée intitulée Fichiers administratifs, évaluations quantitatives et travail social, histoire d’une incompatibilité se déroulera le 14 octobre. On y entendra des assistants de service social parler du système intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), des données recueillies sur les usagers, de l’évaluation… Enfin, le démantèlement des services publics fera l’objet de deux séances de théâtre forum, à Montreuil (93) le week-end du 15 et 16 octobre, par la compagnie NAJE (Nous n’abandonnerons jamais l’espoir).
La troisième semaine d’octobre sera elle aussi active : un collectif de travailleurs sociaux de Rhône-Alpes fédéré sous l’appellation Travail social en crise organisera à Saint-Étienne une rencontre sur le thème Pédagogie et travail social. La question de l’évaluation dans le champ social fera par ailleurs l’objet d’une émission de 7, 8, 9 Radio sociale, Le trottoir d’à côté, enregistrée à l’ETSUP de Paris. Le collectif RipOstes formera un cortège, le 22 à Limoges, pour annoncer l’enterrement du travail social. Enfin, l’Appel des appels (ADA) sera à l’initiative d’une journée de débats intitulée Amour du métier : comment redonner de la valeur aux luttes sociales et culturelles ? dans le 93, avec quelques personnalités (Castel, de Gaulejac…) et bon nombre d’associations (dont MP4, RESF ou Pas de bébés à la consigne).
Dernière semaine (24 au 31 octobre) : le décidément très actif collectif RipOstes gérera un espace de libre expression pour l’avenir, le 29 octobre à Limoges. Un nouveau collectif réunionnais, Valorisation des actions citoyennes pour oser avancer (VACOA) lancera une revue du champ social, avec paroles d’usagers et de professionnels. D’autres initiatives sont en préparation et le site Octobre du travail social aide à la coordination.
Dans la pré-campagne présidentielle qui s’annonce, la parole des travailleurs sociaux doit se faire entendre. En décembre, une rencontre à Paris formalisera la plateforme de propositions à destination des candidats à la course à l’Élysée.

Post-Scriptum

Article publié dans Lien Social n° 1033 du 6 octobre 2011








# Dans la même RUBRIQUE
18 Articles

Légion d’honneur pour Martine Trapon
L’Appel des appels, un an après
Le Comede appelle à la rescousse
L’Appel des appels : entrons en résistance !
Vivre sa citoyenneté en institution
"Plume", la revue du CLICOSS 93
Le Collectif 2007 pour une action citoyenne
Le droit de vote des étrangers est inéluctable
Un festival pour la non-violence
TRAVAIL SOCIAL ENTRE COUR ET JARDIN
Qui a véritablement peur du changement ?
URGENCE
Travail social et démocratie
A l’usage de la citoyenneté ordinaire
Délinquance politique ?
Réforme de la loi de 75 : le cheval de Troie du droit des usagers
Socialiser, éduquer, « citoyenniser » sont-ils une même affaire ?
Manifeste du Web indépendant


# Du même AUTEUR
15 Articles

Salut, Victor !
La politique de la ville au point mort
L’enfant et la séparation parentale
Les valeurs du travail social menacées
Sectes et travail social, la vigilance s’impose
Vers la pénalisation croissante du travail social ?
La pauvreté, un enjeu politique
Cacher la misère des Roms
Police et habitants : des relations à améliorer
L’intégration des étrangers, enjeu électoral majeur
Les politiques face à l’enjeu des banlieues
Quelle prévention pour quelle délinquance ?
Violences aux femmes, une affaire d’État
Crise à l’IRTS-Paris
Le logement malade de la politique



1 Message

  • Le travail social bouge encore 3 octobre 2013 06:04, par Okounholla

    Contribution d’un éduc à la Table ronde du vendredi 11 octobre 2013

    Le vendredi 11 octobre 2013, Lien Social organise une table ronde autour du thème : « Choisir les usagers : une pratique acceptable ? »

    Cette question sous-entend que cette pratique est monnaie courante dans le secteur social et médico-social. Mais une des questions à se poser en parallèle, c’est est-ce que les structures qui sélectionnent les usagers qu’elles peuvent accueillir ont vraiment le choix ? N’est-ce pas une manière peut-être de lutter contre la politique du « fourre-tout » en cours dans beaucoup d’institutions aujourd’hui, notamment en MECS (Maison d’Enfants à Caractère Social) ?

    Permettez au petit éducateur que je suis de vous dire son intime conviction. Il me semble important de respecter la spécificité de chaque structure et le public qu’elle est sensée accueillir.

    Une MECS, ce n’est pas un IME (Institut Médico-Educatif) ou un ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique) où la prise en charge va de paire avec une dimension de soin. Il faudrait arrêter avec cette logique du « fourre-tout » en cours actuellement et qui consiste à accueillir des jeunes relevant d’ITEP ou d’IME en MECS. Cela ne me semble pas pertinent ! Le jeune qui relève d’ITEP et qui est accueilli en MECS, y trouvera difficilement la même prise en charge dont il aurait pu bénéficier en ITEP.

    S’il débarque en MECS, il y sera souvent en errance, faute de prise en charge adaptée. Cela a comme conséquence une souffrance de plus en plus grandissante du jeune, qui, hélas, aura tendance à exprimer son mal-être par des passages à l’acte et/ou des crises à répétitions. L’autre conséquence, c’est que bien souvent les groupes explosent du fait de l’arrivée d’un jeune « atypique ». Les jeunes se demandent pourquoi cette personne se retrouve en MECS alors qu’apparemment elle n’a rien à y faire, au vu de sa problématique. Les jeunes ne sont pas dupes. L’arrivée d’un tel jeune les déconcerte bien souvent, insécurise certains et vient perturber la tranquillité du groupe.

    A cela s’ajoute la désespérance des équipes éducatives qui voient de plus en plus de jeunes avec des problématiques psychiques lourdes débarquer en MECS, sans moyens supplémentaires ou spécifiques pour les prendre en charge. Cela crée bien évidemment de l’épuisement, de la fatigue psychologique et de l’usure chez nombre de professionnels. Car ces jeunes ayant besoin d’une prise en charge adaptée happent souvent toute l’énergie des éducateurs au grand dam des autres jeunes du groupe. Cela crée bien souvent une ambiance explosive, car les autres jeunes se sentant « délaissés » vont essayer d’attirer l’attention des éducateurs par tous les moyens, quitte à faire des « conneries ». Quant aux éducs, ne pouvant plus faire de l’éducatif, car certains jeunes accueillis exigent une attention constante, leur rôle se réduit bien souvent à faire de la surveillance du matin au soir. Voilà la réalité dans certaines MECS aujourd’hui. Et cela ne peut plus continuer.

    Il faut noter aussi la témérité de certaines MECS qui se prennent pour des institutions « Zorro », pensant pouvoir accueillir n’importe quel jeune, quelle que soit sa problématique. Leur slogan, c’est : « Nous, nous refusons de virer un jeune sous prétexte qu’il n’est pas adapté à notre structure, car nous ne voulons pas reproduire ce que d’autres structures ont fait ! Le virer, c’est l’abandonner, ce qu’il a déjà connu. » C’est une démarche noble en apparence, mais la réalité c’est que ce sont les éducateurs qui se coltinent la violence ou l’inadaptation du jeune au quotidien. Ils délaissent l’éducatif au profit de la surveillance pour protéger le jeune de lui-même ou du groupe. D’où l’importance d’impliquer les éducateurs dans les procédures d’admission et de recueillir leurs avis en amont, vu que ce sont eux qui sont sur le terrain et qui gèrent les groupes de jeunes.

    Au finale, c’est à se demander qui y gagne vraiment dans ces admissions à l’emporte pièce ? Ce qui est fou, c’est que les éducs ont beau tirer la sonnette d’alarme, mais bien souvent les choses tardent à bouger. Il faut toujours attendre qu’on en arrive à des extrêmes, à des cas de violence terribles ou de frôler un drame, pour que l’Institution réalise enfin, qu’il est grand temps de se séparer de ce jeune. Du coup, cela donne lieu à des séparations brutales, car bien souvent, c’est la police qui met fin à l’histoire, au grand soulagement des autres jeunes qui n’en pouvaient plus de leur camarade. Le jeune part en garde à vue suite aux incidents qu’il a causés et on ne le revoit plus, car orienté ailleurs. Un scénario bien triste qui se termine avec des groupes de jeunes éclatés, des éducs épuisés et découragés, et un jeune accueilli à qui on aura pratiquement rien apporté, car n’ayant ni les outils ni les moyens de le prendre en charge.

    Les structures qui font de la sélection à l’entrée, on aura beau les critiquer, c’est peut-être elles qui sont dans le vrai. On ne peut pas comprendre que l’on sacrifie tout un groupe de jeunes pour un seul. Quel bénéfice il y a à accueillir en MECS un jeune relevant d’ITEP et qui a besoin d’une prise en charge adaptée et spécifique ? On fait non seulement perdre du temps à ce jeune, mais aussi aux autres jeunes du groupe qui sont sinon déstabilisés du moins insécurisés par le nouvel arrivant. Quant aux équipes éducatives, inutile de dire qu’elles sortent de ces expériences épuisées, désarçonnées et dubitative quant à la pertinence d’un tel accueil. Et comme souvent l’on n’apprend pas de nos erreurs, dés qu’un jeune s’en va, on accueille un autre encore plus déstructuré et chiffonné que le précédent. La logique économique du « un jeune égal un prix de journée » est en train de miner certaines MECS. C’est une logique qui en mon sens n’est pas viable et me paraît même suicidaire sur le long terme. Car à force d’y recourir, certaines institutions risquent d’imploser. Accueillir, oui, mais pour en faire quoi ? Là est toute la question !

    Il est grand temps de se saisir de cette question délicate et d’appliquer la politique du « Each young on the right place ! » « Chaque jeune à la bonne place », c’est-à-dire dans la bonne structure, en fonction de sa problématique propre. C’est toute la question de l’adaptation de la prise en charge.

    S’il n’y a pas assez de places ou de structures, il faudrait alors en créer. Et arrêtons de nous cacher derrière le manque de moyens financiers. Il y a urgence aujourd’hui ! Evitons d’orienter des jeunes déjà chiffonnés par la vie dans des structures inadaptées à leur problématique. Evitons de rajouter de la souffrance à la souffrance. On ne bricole pas avec des vies de jeunes cabossés. Ces jeunes méritent qu’on les respecte et qu’on ne les place pas en MECS, juste pour leur trouver une place ou un lieu de vie. C’est déplacer le problème, au lieu de le solutionner. Car bien souvent, cela se termine par une réorientation dans une structure plus adaptée.

    J’ai en mémoire le cas d’un jeune placé en MECS et qui, très vite, a demandé aux éducateurs de lui trouver une structure plus adaptée à sa problématique. Il avait conscience que sa place n’était pas en MECS. Il y était en souffrance et les autres jeunes avaient du mal aussi à supporter sa différence.

    Arrêtons de perdre du temps et de faire perdre du temps à ces jeunes qui ne demandent qu’à être pris en charge dans une structure adaptée à leur problématique. Quel intérêt y a –t-il d’orienter un jeune en MECS si c’est pour se rendre compte dés les 1ères semaines qu’une réorientation est plus que nécessaire ?

    Il est temps qu’un sérieux travail soit fait en amont entre les équipes de l’Aide Sociale à l’Enfance et les Institutions accueillantes. Les jeunes ne sont pas des numéros ou des objets que l’ont trimbalent de gauche à droite. Gagnons du temps en orientant les jeunes dans les structures adaptées à leurs problématiques. Cela exige du pragmatisme, de la loyauté, de la transparence et de l’humilité de la part de tous les acteurs de la Protection de l’enfance. Arrêtons les cachoteries, les demi-vérités, les non-dits lors des réunions de pré-admission. Pas d’interlopes entre partenaires du secteur social. Jouons franc jeu, car il y va de l’intérêt de tous ces usagers, qui méritent une prise en charge adaptée et idoine !

    Osons le dire, à force de mélanger des publics aux problématiques diverses en MECS, on crée de l’insécurité tant pour les jeunes que pour les personnels éducatifs. C’est à se demander même si certains jeunes ne sont pas parfois plus en insécurité en MECS que chez eux, eu égard à l’ambiance explosive générée par cette politique du « fourre-tout » consistant à mélanger des publics dispars et parfois incompatibles.

    Mais s’il s’avère aujourd’hui que les MECS n’ont pas le choix et qu’elles seront amenées à accueillir des jeunes relevant d’ITEP ou IME, faute de places et de structures adaptées, alors donnons- leur plus de moyens financiers et humains. Mais cela ne saurait se faire à moyens constants et au détriment des jeunes de MECS et des équipes éducatives.

    Pourquoi ne pas aller vers la création de dispositifs trans-institutionnels avec un volet social, médico-social et sanitaire, pour des jeunes qui relèvent un peu de PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse), un peu de MECS, un peu d’ITEP et un peu d’IME ? Car c’est bien souvent hélas à ce type de public que nous sommes confrontés aujourd’hui en MECS. Certains parlent même de MECS Thérapeutiques. Pourquoi pas ? Moi je parle souvent d’Handi-MECS vu le public hétéroclite que nous accueillons.

    Pour que ces structures innovantes voient le jour, il faudrait une réelle volonté des pouvoirs publics. Sinon, à défaut de créer de nouvelles structures, il faudrait donner à nos Institutions, dont la plupart sont vieilles de plus de 50 ans, les moyens financiers et humains pour innover et changer de mode de prise en charge plus en phase avec la réalité d’aujourd’hui.

    J’ose espérer que cette table ronde participera à faire prendre conscience aux différents acteurs, qu’il y a urgence et que si des institutions en sont réduites à faire un tri à l’entrée, c’est peut-être pour apporter une meilleure prise en charge aux jeunes qu’ils accueillent.

    In fine, l’enjeu est non pas d’appauvrir mais d’enrichir nos Institutions en leur assurant une certaine longévité, afin qu’elles puissent continuer à mener à bien la noble mission qui leur est dévolue : accompagner, protéger et prendre en charge des personnes chiffonnées et cabossées par la vie.

    Voilà ! Ceci est la modeste contribution d’un petit éducateur de terrain qui essaye de faire avancer le « chimilblic » avec sa plume d’éduc.

    M. OKOUNHOLLA Emmanuel
    Educateur et fier de l’être !
    Toulon le 24 septembre 2013

    Répondre à ce message

Une Réaction, un Commentaire...?


  • info creation paragraphe









 

Vos Réactions...


Sur le Forum...

29 décembre 2016
RECONNAITRE ET VALORISER LE TRAVAIL SOCIAL - Un Rapport et 23 Propositions
ces recommandations sont pertinentes.

8 décembre 2016
La maltraitance des personnes âgées vulnérables
Madame, Merci pour cette analyse précise dont j’ai hélas trop tard compris les mécanismes. En effet, je sors de mon silence avec une (...)

13 juin 2016
La maltraitance des personnes âgées vulnérables
la matraitance peut etre du aussi a l etat psychologique des enfants .Enfant depressif, narcissique desociabilise car eux meme sont a la (...)


13 février 2016
La place du social dans la santé
article à lire et à imprimer

7 décembre 2015
"Plume", la revue du CLICOSS 93
est ce possible de recevoir la revue du clicoss 93 du mercredi 07/01/2007 , ?je faisais partie de cet atelier ! merci ,si cela est possible (...)

2 novembre 2015
Définition du Travail Social
Le travail social se base essentiellement sur le sens de l’amour de l’outre ,le sens d ’altruisme , la justice sociale , le (...)


ETP ou passer son chemin?!
prepa concours
Besoin d'un Réseau de travailleur social su ...
Éducatrice Spécialisée en libéral
Urgent:offre d'emploi CDI+CDD 78 (meulan ,le ...
URGENT OFFRE EMPLOI CDD 95
Poste d'Auxiliaire de Puericulture et EJE en ...
référence éducative
CDD d'AS 6 mois Lyon
Postes d'éducateurs et éducatrices de rue ...
Un cadeau pour progresser dans ses écrits u ...
Poste avec vacances scolaires ou universitai ... [3]
Offre d'emploi ASS dans le Gers (CDI, temps ...
« Les enfants oubliés du Népal » ou com ...
médiation familiale
Dernier document mis en ligne

Le baromètre 115 synthétise les demandes et réponses faites au numéro d’urgence au cours du mois de juillet 2016 dans les 45 départements étudiés et à Paris.

Droits de diffusion

Conformément à la législation sur la propriété intellectuelle, l'ensemble des documents publiés sur OASIS ne peuvent être reproduits sans autorisation. Hormis sur Internet, sont autorisées la reproduction et la diffusion non commerciales des articles du magazine, sous réserve de citation obligatoire des sources.
© OASIS - 1999/2015

| Se connecter | Plan du site | RSS 2.0 |  Contacts |