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dimanche 10 janvier 2010

Les associations s’engagent pour préserver la formation par alternance.

ANAS - CRAETS - COLLECTIFS ETUDIANT - FNEJE - France ESF - ONES

COMMUNIQUE

Un constat et des valeurs partagées

Le 18 dĂ©cembre 2009, rĂ©pondant Ă  l’invitation de l’ONES et de l’ANAS, se sont rĂ©unis des reprĂ©sentants de l’AFORTS du CRAETS ; FNEJE ; des Collectifs d’étudiants parisiens. En effet, le 31 janvier 2008, un dĂ©cret [1] est venu concrĂ©tiser certaines exigences de la loi du 31 mars 2006 pour l’égalitĂ© des chances en imposant le versement d’une gratification pour les stages de plus de trois mois, rĂ©alisĂ©s par les Ă©tudiants de l’enseignement supĂ©rieur dans leur cursus de formation. Cette disposition a entraĂ®nĂ© de très fortes difficultĂ©s pour les Ă©tudiants en travail social. PĂ©nurie de stages, difficultĂ©s d’accès Ă  des pans entiers des secteurs social et mĂ©dico-social, les Ă©tudiants ont actuellement de grandes difficultĂ©s pour achever leur cursus de formation. Or, depuis le 26 novembre 2009, date de la promulgation de la loi relative Ă  l’orientation et Ă  la formation professionnelle tout au long de la vie, l’extension de la durĂ©e de stages Ă  deux mois aggrave le problème de l’offre de stage. Face Ă  cette situation, nous avons dĂ©cidĂ© d’unir nos forces et de faire front commun pour dĂ©fendre ce qui nous apparait comme fondamental : la formation en alternance des travailleurs sociaux.

Les travailleurs sociaux sont formés dans des établissements de formation en travail social (EFTS) sur la base d’un processus pédagogique où alternent formation pratique et formation théorique. Cette formation pratique s’opère aujourd’hui par des stages en situation professionnelle qui représentent près de la moitié du temps total de formation. Ce dispositif de formation est le seul qui soit à même de former des travailleurs sociaux. En effet, les connaissances théoriques ne suffisent pas pour pouvoir appréhender nos métiers où la dimension relationnelle est prépondérante. Le temps de stage est celui où l’étudiant va pouvoir intégrer des acquis théoriques dans une pratique auprès de professionnels formateurs référents et le retour en centre de formation sera aussi le temps d’une élaboration de l’expérience de stage. Enfin, ce mode de formation assure une insertion professionnelle rapide et durable.

Les effets des gratifications sur les stages pour les formations du travail social

- Un assèchement quantitatif et qualitatif des terrains de stages. DĂ©jĂ  confrontĂ©s Ă  de nombreuses obligations nouvelles rĂ©clamant un fort investissement (rĂ©forme des diplĂ´mes, mise en place de sites qualifiants), les structures d’accueil privĂ©es et de la fonction publique de l’Etat doivent maintenant verser une gratification pour les stagiaires de l’enseignement supĂ©rieur. Or, le plus souvent, leurs budgets sont extrĂŞmement contraints et cette nouvelle obligation met Ă  mal leur participation Ă  la formation de nouveaux professionnels.

- Remise en cause des projets personnels de formation. Il est demandĂ© Ă  chaque travailleur social en formation de s’engager dans un processus de formation personnalisĂ©e qui lui permette d’avoir une vision de l’ensemble des secteurs oĂą il peut ĂŞtre amenĂ© Ă  intervenir ultĂ©rieurement. La rarĂ©faction constatĂ©e du nombre de terrains de stages altère fortement ce processus. Actuellement, il n’est pas rare que les Ă©tudiants soient amenĂ©s Ă  accepter des stages sans rapport avec les objectifs pĂ©dagogiques de leur formation mais uniquement pour pouvoir valider l’obligation qui leur est faite de rĂ©aliser un certain nombre de stages.

- InĂ©galitĂ©s rĂ©gionales Il existe plusieurs acteurs qui contribuent Ă  la gratification dans les secteurs social et mĂ©dico-social : l’Etat, les conseils gĂ©nĂ©raux, les CAF et les communes, etc. La situation devrait ĂŞtre la mĂŞme pour tous les Ă©tablissements du territoire français relevant d’un financement Etat ; or nous constatons des disparitĂ©s (exemple : au niveau de l’Education Nationale, l’accueil des stagiaires et leur gratification varient selon les rectorats. Par contre, pour ce qui est des autres financeurs (fonction publique hospitalière et collectivitĂ©s territoriales) la situation dĂ©pend essentiellement de la volontĂ© locale de prendre en charge la gratification des stages. De ce fait, il s’installe de fortes disparitĂ©s sur le territoire Français.

- Non rĂ©ponse Ă  l’inĂ©galitĂ© des situations : Les Ă©tudiants qui disposent d’un financement ASSEDIC ne sont pas soumis Ă  gratification. Aussi, ils sont Ă©galement ceux qui vont avoir le plus large choix de stages au dĂ©triment des Ă©tudiants sans indemnitĂ©s, soumis Ă  gratification et donc confrontĂ©s Ă  la pĂ©nurie de stages. Depuis la mise en place des gratifications, nous devons faire face aux effets pervers de cette disposition pour notre secteur. Enfin, depuis le 26 novembre 2009, avec l’application du dispositif qui s’étend aux stages de plus de deux mois, l’Etat n’a toujours pas abordĂ© la question de son financement. Nos organisations estiment que les difficultĂ©s repĂ©rĂ©es pour les stages de plus de trois mois vont probablement se gĂ©nĂ©raliser très rapidement.

Des exigences :

Pour nous la loi doit s’appliquer entièrement c’est-Ă -dire pour tous les Ă©tudiants stagiaires et pour tous les terrains de stages. Il est indispensable que chaque Ă©tudiant puisse suivre des stages qui correspondent Ă  son cursus, que cessent les inĂ©galitĂ©s entre stagiaires et enfin que la qualitĂ© et la spĂ©cificitĂ© des formations en travail social soient prĂ©servĂ©es.

Le 18 janvier 2010, une table ronde sera organisée par la Direction Générale de l’Action Sociale. Nous demandons à être présents et demanderons que l’Etat prenne ses responsabilités en assumant le financement de la gratification des stages pour les formations d’assistants de service social, de conseillers en économie sociale et familiale, d’éducateurs spécialisés et d’éducateurs de jeunes enfants. Par ailleurs nous exigeons que, conformément à ce que le Président de la République a annoncé le 24 avril 2009, les stages soient gratifiés dans tous les secteurs y compris dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale.

Signatures :

F. Leglise, Présidente de l’ANAS
E Marroc, Présidente de France ESF
M Mislin, Présidente de la FNEJE
S Leconte Président du CRAETS
D Barbe, J Paturle Représentant des Collectifs étudiants parisiens
JM. Vauchez PrĂ©sident de l’ONES

Notes

[1] DĂ©cret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 relatif Ă  la gratification et au suivi des stages en entreprise





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