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jeudi 30 décembre 2004
L’adolescence une problématique psychosociale ?
par Hervé COPITET


Si la psychanalyse depuis S. Freud (avec l’ouvrage référent Trois essais sur la théorie sexuelle) s’est lentement emparée, avec une certaine génération de psychanalyste, de l’adolescence, pour autant, celle-ci n’a pas répondu à la question de la naissance de l’adolescence. Du reste tel n’est pas son projet. S.Freud lui-même n’a pas problématisé l’adolescence. S. Freud a parlé de puberté, pas d’adolescence. L’adolescence telle que nous la connaissons dans notre culture a-t-elle toujours été présente ? Existe t-il une dimension intemporelle au processus ou à la crise [1] adolescente telle que la psychanalyse l’a décrite ? Intemporelle, au sens où celle-ci aurait toujours existé. Nous ne le croyons pas. C’est à partir de l’idée que l’adolescence est née des mutations de la société industrielle depuis le milieu du XIXème siècle que nous décrirons l’émergence d’une nouvelle période de la vie susceptible d’être, dans un second temps, problématisée en tant que nouvel objet par une génération de psychanalystes (Aicchorn, Bernfeld, A.Freud entre autres).


L’adolescence est un objet social, socialement construit et objectivé pour reprendre la terminologie de M. Ruchat [2]. Elle est née du socius en tant qu’effets induits par la mutation des structures sociales sur le sujet. Elle naît de la conjugaison de deux événements : l’évolution progressive de la société dans la place qu’elle offre à ses enfants et l’avènement de la psychanalyse au début du XXe siècle. L’adolescence, en tant que période spécifique de la vie ou classe d’âge, émerge avant tout dans l’espace qui lui est offert. Espace social où elle peut se libérer en tant que processus psychologique. Le social, en tant qu’espace de constitution du sujet permet, ou non, à une classe d’âge de se déployer. C’est pourquoi la notion même d’adolescence pourrait être amenée à disparaître si, dans un mouvement retour, la société, revenait sur les acquis des deux siècles écoulés. C’est sans doute pour cela que J.C Caron peut dire que « l’adolescence n’est au fond qu’un espace de représentation qui ne prend sens que dans un processus de contextualisation : l’essor de l’utilisation du mot ne signifie rien d’autre qu’un besoin. Lorsque ce besoin sera passé rien ne dit que la pérennisation lexicale du mot se sera assurée [3] ». L’adolescence est un construit, l’adolescent est un sujet. Construit historisé, construit théorico-clinique en tant que concept lentement mais sûrement bâti depuis un siècle avec l’avènement de la psychanalyse. L’adolescence n’existe pas (Huerre, Pagan, Reymond 1990), mais l’adolescent, lui, existe bel et bien dans notre société, même si cela n’a pas toujours été le cas. L’adolescence n’existe pas en tant que période singulière de la vie car absente de bien des cultures et absente jusqu’au XIXe siècle. L’universelle se situe, sans nul doute, au travers du processus pubertaire en tant qu’évènement somatique et sa cohorte de conséquences sur le plan psychique (Gutton 1991). Face à cet évènement les cultures apportent des réponses différentes. Rites de passage pour les uns, adolescence interminable, crise et moratoire psychosocial pour les autres (Erikson 1968). L’adolescence telle que nous la connaissons s’inscrit en droite ligne de la culture d’où elle émerge, culture déterminée ; celle d’un occident industriel où est né il y a siècle l’un des mouvements d’idées les plus importants dans le champ des sciences de l’Homme : la psychanalyse. Comme le notent P. Huerre et P. Le Four, « il y a concomitance historique entre la généralisation de la notion d’adolescence et la naissance de la psychanalyse » [4]. Concomitance, certes, et l’histoire des idées nous le montre, pour autant nous ne pouvons pas dire que la psychanalyse a créé l’adolescence même si elle en a fait un objet d’étude. La psychanalyse s’est emparée peu à peu d’une nouvelle période la vie née, elle, du social pour ensuite la problématiser avec succès.

Au regard de l’histoire, l’adolescence, en tant que période du développement d’un être humain, est une notion assez récente. Dans nos sociétés occidentales, les historiens font remonter la période adolescente, en tant que période spécifique du développement humain, à la fin du XIXe, début du XXe siècle. Antérieurement, l’idée même d’une période de passage entre l’enfance et l’âge adulte ne se posait pas. C’est donc au profit des mouvements de la société, de l’entrée dans l’ère industrielle, et du développement des connaissances que peut émerger l’adolescence. Notons qu’un siècle auparavant des oeuvres littéraires comme l’Emile de Rousseau ou plus tard la poésie de Rimbaldienne ; « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans », et le « Je est un autre » adressé à Izambar montre que certains percevaient déjà une sensibilité particulière à cette période de la vie. Enfin, il est important de noter que l’adolescence n’ait pas toujours été repérée en tant que telle dans certaines sociétés. Ainsi, les anthropologues ont trouvé des sociétés sans conflit de génération, sans mouvement, repéré comme tel, de l’enfance à l’âge adulte. Dans le même temps, nous pouvons poser la question du sens des rites d’initiations ? Rites de passage d’un temps à un autre, que notre culture, nomme adolescence.

L’adolescent en tant qu’il se représente aux travers de la peinture et de la littérature, sans pour autant exister en tant que classe d’âge, se dessine à partir du XVIIIe siècle. « On la devine au XVIIIe siècle avec deux personnages l’un littéraire, Chérubin, l’autre social, le Conscrit. Avec Chérubin domine l’ambiguïté de la puberté, et l’accent est mis sur le côté efféminé d’un jeune garçon qui sort de l’enfance. Il n’est pas à proprement parlé nouveau : comme on entrait très tôt dans la vie sociale, les traits pleins et ronds de la première adolescence, aux environs de la puberté, donnaient aux garçons une apparence féminine » [5]. Déjà l’ambiguïté de la période pubertaire [sa dimension androgyne en tant que période incertaine quant au choix de l’identité sexuelle], est présente. Puis avec le Conscrit la virilité est mise en avant comme pour « balayer » l’inquiétante étrangeté créée par le pubère. Ainsi, Chérubin n’aura pas de successeur. C’est au contraire la force virile, qui, chez les garçons, exprimera l’adolescence. L’adolescent est alors préfiguré au XVIIIe siècle par le Conscrit [6]. Jusqu’à la moitié du XIXe siècle, l’adolescent se représente essentiellement au travers de l’expression artistique, picturale, littéraire, essentiellement. En cela il n’est accessible qu’à une certaine catégorie de la population. Le corps est alors mis en avant nous dit P. Ariès : « Lisons le texte de cette affiche de recrutement qui date de la fin du XVIIIe siècle. Elle s’adresse à la « brillante jeunesse » : « Les jeunes gens qui voudront partager la réputation que ce beau corps s’est acquise pourront s’adresser à M. Ambrun... Ils récompenseront (les recruteurs) ceux qui leur procureront de beaux hommes » [7].

Observons maintenant comment l’histoire, ici centrée sur l’histoire sociale, a permi qu’émerge un nouvel âge de la vie. Nous soutenons ici que l’adolescence est née d’un social en mouvement. Réfuter cette idée serait nier les enseignements de la sociologie, de l’histoire, qui, de longues dates, nous ont appris combien le sujet émerge du et par le social en tant qu’ensemble de systèmes structurés et structurants. Subtile dialectique entre social et psychique, l’adolescence, plus qu’à toute autre période de la vie, semble devoir être envisager comme problématique psychosociale.

Sans de profondes mutations de la société il est probable que nous ne parlerions pas aujourd’hui d’adolescence. Trois items sont retenus pour saisir l’évolution sociale permettant la naissance, la création de la notion d’adolescence :
- La massification de la scolarité avec pour conséquence le regroupement d’une classe d’âge.
- Le retardement de la mise au travail et la prolongation du lien adolescent famille.
- La naissance de la législation sur la protection de l’enfance et le développement des connaissances liées et la création d’institutions nouvelles.

La massification de la scolarité

L’entrée en vigueur de la scolarisation obligatoire, gratuite et laïque au cours de la fin du XIXième siècle va permettre progressivement l’émergence de classes d’âges distinctes. Plus encore, elle va créer des groupes d’une même génération, des classes d’âges susceptibles d’être étudiées au travers notamment de ceux et celles qui ne parviennent pas à s’intégrer au dispositif scolaire. D’autre part, l’enfant, l’adolescent, avec la scolarité sort de sa famille, entre dans le social. Non le social du travail et sa cohorte de contraintes très puissantes, mais un social comme véritable prolongement de l’enfance. À la massification de la scolarité s’ajoute le retrait progressif de l’accès au travail participant de ce que P. Ariès nomme le prolongement de l’enfance. « Là où le collège ne rallongeait pas l’enfance, rien n’était changé » [8]. C’est bien de ce dispositif, cette véritable structure sociale naissante que va émerger l’adolescence comme classe d’âge avec le regroupement nouveau d’une jeunesse jusqu’alors éparpillée et mise au travail brutalement. Pour cette raison, il faut situer la naissance de l’adolescence de la fin du XIXe siècle au milieu du XXième, avec une extension croissante et pérenne (les adulescents) de cette classe d’âge depuis lors.

Avec la constitution du 4 novembre 1848 sont retenues les principes de l’assemblée constituante par Hyppolytes Carnot : obligation, gratuité, laïcité et maintient la liberté d’enseignement. Deux années plus tard, la loi Falloux (15 mars 1850) apparaît alors comme « une réaction aux progrès des idées révolutionnaires » [9] en accroissant les prérogatives de l’église dans l’enseignement. Mais, la massification de la scolarité débute en 1881 avec l’énoncé du principe de la gratuité de l’enseignement maternel et primaire et les lois du 16 juin 1881. La scolarité devient obligatoire de six à treize ans, qu’elle soit alors pratiquée en écoles publiques ou privées (lois du 28 mars 1882) même si elle est peut-être interrompue à onze ans avec l’obtention du certificat d’étude. La France compte en 1900 pas moins 6 300 000 élèves toutes classes confondues. Seule une baisse de la natalité viendra enrayer la montée en puissance de la scolarisation. La reprise est prévue avec le début du baby-boom de l’après seconde guerre mondiale.

Les années trentes voient s’élargir le périmètre de la gratuité de l’enseignement avec l’enseignement secondaire. La scolarisation devient totalement obligatoire jusqu’à l’âge de quatorze ans. « L’enrôlement des adolescents de quatorze à dix-sept ans à l’école secondaire passe de 10 à 70 % entre 1910 et 1940 » . À compter de l’année 1936, l’obligation scolaire passe à quatorze ans et seize ans en 1959, scellant par là-même définitivement la création d’une nouvelle classe d’âge : les adolescents (collèges et lycées comptent en 1940 cinq cent milles élèves). Une telle massification provoque inévitablement de profonds bouleversements au sein de la société, à commencer par la réunion d’une même classe d’âge, générant le temps passant un sentiment de génération et l’inévitable création « ...d’un statut de dépendance prolongée aux difficultés duquel il faut trouver des solutions » . À partir de la réunion prolongée parents-enfants, et de la relation de dépendance en découlant se créer un nouvel objet de problématisation psychique. D’autre par, de nouvelles connaissances vont émerger de la catégorisation découlant d’une telle massification. Les « bons » et les « mauvais élèves », « les récalcitrants » et les « indisciplinés » vont être soumis au feu de l’observation des psychologues, pédagogues et médecins. La création des classes spéciales en 1909 en France sont là pour l’attester. Sont alors définis les « anormaux pédagogiques », les « anormaux médicaux ». De ce nouveau regroupement naîtra, pour partie, de nouvelles connaissances favorisant la création de nouvelles disciplines comme la pédagogie, la psychologie, en lien avec une nouvelle classe d’âge : l’adolescence.

Une mise au travail retardée

La première loi réduisant et limitant la durée quotidienne du travail est adoptée en 1841. Elle fixe l’âge minimum légal de l’accès au travail à huit ans et limite la durée du travail à huit heures pour les huit-douze ans, douze heures pour les douze-seize ans interdisant le travail de nuit avant treize ans. Huit ans en 1841, douze ans en 1851, quatorze ans en 1936, puis seize ans par la suite. L’âge de la mise au travail ne cessera de progresser durant la première moitié du XXième siècle pour aboutir à la fin du siècle à une mise au travail moyenne vers l’âge de vingt-cinq ans. Cette évolution en moins d’un siècle, a pour conséquence la création d’un nouvel espace (si l’on ne travail pas alors où est-on ? Et que fait-on ?). C’est dans cet espace de moindre contrainte de la crise adolescente va progressivement émerger.

Sous le poids d’une extinction progressive de la pression sociale, par la mise au travail retardée -corollaire de la massification de la scolarité-, la scène adolescente peut se déployer. Si la puberté, en tant que processus universel a probablement toujours été présente il n’en reste pas moins que celle-ci se trouvait implacablement soumise aux effets du social. Effets inhibiteurs interdisant le processus adolescent de se déployer comme nous le connaissons depuis l’après guerre. Nous soutenons l’idée que le passage de l’enfance à l’âge adulte trouvait dans la mise au travail soudaine du pubère avec ces effets durables produits sur le corps, et dans la brutalité de l’époque quant aux conditions de travail, un élément déterminant ne permettant à l’adolescence de se déployer. Jeter d’un jour à l’autre dans le monde adulte, sous la pression de l’espace travail comme espace de règles et de contraintes inhibant le processus adolescent, l’enfance se terminait brutalement. Le pubère entrait de plein-pied dans la vie des hommes sans qu’aucun espace spécifique ne lui soit réservé. Sans cet espace créé par la nouvelle scolarité, par le regroupement, par une pression moins importante des règles sociales, par l’émergence de la protection de l’enfance l’accès massif à la connaissance, l’adolescence phénoménalement perçue et vécue ne pouvait advenir. C’est parce que le social propose que le sujet peut aussi disposer, ou non. C’est dans le nouvel espace social d’une mise au travail retardée qu’a pu se dévoiler sur le plan psychique la scène adolescente jusqu’alors soumise, inhibée, par l’implacable univers du travail. En paraphrasant la terminologie psychanalytique, l’adolescence était alors « inhibée quant à son but » par la pression même exercée dans et part l’espace travail.

L’évolution du droit, la naissance du concept de protection de l’enfance, la création d’établissements

L’évolution progressive de la législation avec la création d’un droit spécifique à la jeunesse va précipiter la création de l’adolescence. En un mot, le début du Xxème siècle voit se créer le concept de protection de l’enfance. Par une série de textes, la société va progressivement inscrire dans le marbre de la loi la distinction entre enfance, adolescence et âge adulte. Le paradigme de cette évolution se situant dans l’énoncé de l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante. Ordonnance fixant le prima de l’action éducative sur celui de la répression. Le mineur est alors clairement distingué comme différent de l’adulte, comme sujet en évolution et réceptif à l’acte éducatif. Reprenons maintenant l’évolution antérieure à 1945. L’évolution de l’institution judiciaire s’inscrit dans un double mouvement opérant à la fois un passage progressif de la répression et de l’embrigadement (les colonies pénitentiaires, les maisons de correction) à la prise en compte de la notion de protection et d’éducatif ainsi que l’intervention nouvelle de l’État au sein de la famille comme l’a montré J. Donzelot [10]. Cette intervention est légitimée par une série de trois lois : celle de 1889 qui décide de la possibilité de déchoir « pères et mère qui par leur ivrognerie habituelle, par leur inconduite notoire, par de mauvais traitements, compromettent soit la sécurité, soit la santé, soit la moralité de leur enfants » . Celle de 1898 accordant au juge le pouvoir de confié un mineur soit à l’assistance publique, soit à une personne digne de confiance, soit à une société charitable, ce dans tous les cas de « délits ou de crimes commis par des enfants ou sur des enfants » [11]. Celle du 22 juillet 1912 portant création des tribunaux pour enfants et adolescents. En conséquence tout ce que la France connaît de vagabonds, délinquants, d’indisciplinés et d’enfants abandonnés va être soumis au « tamis » de l’ordre judicaire nouveau : celui des mineurs.

Les conséquences de ces lois sont très importantes. En créant la notion de famille moralement insuffisante, l’état s’arroge maintenant le droit d’éduquer les enfants en les soustrayant à la famille et en les confiant à des institutions, des oeuvres charitables. Cela aura pour conséquence l’émergence de nouvelles connaissances, la création de nouveaux de nouveaux objets de problématisation. Le regroupement des adolescents dans divers établissements de rééducation va avoir pour effet de les poser sous un regard nouveau ; celui des médecins, des magistrats, des notables, des pédagogues et peu à peu des psychanalystes, A. Aichhornn [12]en a été un bel exemple en Autriche. Ils sont alors soumis aux observations, aux premiers tests psychologiques, à la catégorisation, au quotient d’intelligence... À partir ce moment et dans la foulée des découvertes freudienne autorisant la création d’un objet psychanalytique, l’adolescence se distinguera progressivement à la fois de l’enfance et de l’âge adulte. Ce mouvement débuté à la fin de XIXe siècle sera long, au même titre que les psychanalystes ont attendu le milieu du XXe siècle pour réellement s’intéresser à l’adolescence qu’A. Freud nommait au milieu du Xxe le parent pauvre de la psychanalyse  [13].

Conclusion

L’évolution de la législation en matière d’éducation, de la réglementation du travail et la création de la notion de protection de l’enfance a retenue notre attention pour dire que la notion d’adolescence ne va pas de soi, qu’elle est intimement liée à la culture et à la société dans laquelle elle se développe, et à l’espace social dans lequel elle est, ou non autorisée à exister. L’adolescence est sortie tout droit du social. Elle est une création sociale et culturelle. Elle pourrait en conséquence disparaître si par mésaventure, dans un puissant mouvement retour (sans doute impossible), la société, au travers du politique, décidait de revenir sur un siècle et demi d’avancées sociales ayant autorisé une nette distinction entre enfance, adolescence, et âge adulte. Elle constitue en cela, une problématique psychosociale avant d’être un objet psychanalytique que les découvertes freudienne ont permis de problématiser de manière féconde mais à notre avis de manière trop restrictives.

Penser l’adolescence serait donc, dans le contexte que nous proposons, penser l’articulation d’un psychique singulier et d’un social « du moment » ouvrant par là-même des perspectives de recherches fécondes pour nous dire qui sont, aujourd’hui, nos adolescents.

Post-Scriptum

Bibliographie :

- ARIES.P. -1960- L’enfant et la vie familiale sous l’ancien régime. Point Histoire.

- CARON J.C -2003- De l’anonymat à l’avant scène, évolution de la notion d’adolescence aux XIXe et XXè siècles in L’adolescence dans l’histoire de la psychanalyse (sous la direction de F.Marty). In press.

- FREUD.A. L’enfant dans la psychanalyse. Gallimard.

- GUTTON.P. 1991 Le pubertaire. P.U.F Quadrige.

- HUERRE. P. Le FOURN.J.Y -2003- (sous la direction de F. Marty). L’adolescence ou la légende du siècle in L’adolescence dans l’histoire de la psychanalyse. In press.

- RUCHAT .M.-2003- (sous la direction de F.Marty). -2003- Enfants vicieux et enfants indisciplinés L’adolescence dans l’histoire la psychanalyse. In press.

- DONZELOT.J. La police des familles Edition de minuit.

- HUERRE-PAGAN-RAYMOND -1990- L’adolescence n’existe pas. Odile Jacob.










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Notes

[1] Les notions de crise et processus seraient à distinguer et à préciser, mais là n’est pas notre propos. Nous renvoyons le lecteur à la littérature y afférante nottament à l’article d’A. Birraux De la crise au processus in L’adolescence dans l’histoire de la psychanalyse.

[2] M. Ruchat. Enfants vicieux et enfants indisciplinés in L’adolescence dans l’histoire la psychanalyse p 33.

[3] J.C. Caron De l’anonymat à l’avant scène, évolution de la noton d’adolescence aux XIXè et XXè siècles in L’adolescence dans l’histoire de la psychanalyse. p 66.

[4] P. Huerre. J.Y. Le Fourn. L’adolescence ou la légende du siècle in L’adolescence dans l’histoire de la psychanalyse. pp 30 à 31.

[5] P. Ariès. L’enfant et la vie familiale sous l’ancien régime p 48.

[6] opus cit.

[7] opus cit p 49

[8] opus cit. p 210

[9] A.Léon Histoire de l’enseignement en France. Cit in L’adolescence n’existe pas. p 188.

[10] In La police des familles Edit de minuit.

[11] J. Donzelot. La police des familles. p 81.

[12] Lire à ce sujet Jeunes en souffrance.

[13] Lire sur le sujet l’article consacré à l’adolescence in L’enfant dans la psychanalyse.




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