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dimanche 25 décembre 2005
TRAVAIL SOCIAL ENTRE COUR ET JARDIN
par Marie PERRIER


« Je pense à cette femme juive qui dirigeait un théâtre dans le ghetto de Vilnö . Eh oui un théâtre... Prenant sur sa ration de pain de chaque jour, elle pétrissait et modelait des petites poupées de mie. Et tous les soirs, cette femme affamée animait ces apparitions nourrissantes, faisant entrer ces acteurs de pain sur son théâtre minuscule devant des dizaines de spectateurs affamés comme elle et comme elle promis au massacre, tous les soirs jusqu’à la fin. Il faut garder la trace de cette femme comme une plaie inguérissable. Il le faut car si nous oublions le petit théâtre de pain du ghetto de Vilnö, nous perdrons le théâtre. »


Je choisis de commencer cet article par ce témoignage d’Ariane Mnouchkine, parce qu’il marque pour moi d’une pierre blanche le moment où j’ai pris conscience de la place à l’imaginaire que l’acte théâtral autorise. Le théâtre vient nous chercher en tant qu’art du vivant, dans nos liens passés et à venir. Il invente un espace commun où les comédiens et spectateurs peuvent devenir « acteurs ».

Ainsi le petit théâtre de pain du ghetto de Vilnö vient réveiller ce qui, en chacun de nous, résonne du côté de la place de l’engagement, de ce qu’il reste à construire encore et toujours collectivement.

Assistante sociale de formation, responsable au Service Social d’Aubervilliers, et comédienne amateur, mon parcours m’a conduit depuis 1996 à rechercher une dynamique qui associe travail social et expression artistique à travers une démarche de création collective.

Des bureaux en guise de coulisse

Tout a commencé lorsque pour le départ en retraite d’un chef de service à Aubervilliers, nous avons décidé avec l’ensemble de l’équipe, de réaliser un défilé de mode qui reprenne l’histoire de la profession d’Assistante sociale depuis les origines.

L’écriture du texte, la recherche de costumes, la construction des modèles qui associaient « mode vestimentaire » et « mode d’intervention » se sont fait avec l’ensemble de l’équipe : direction de service, assistantes sociales, conseillères en économie sociale et familiale, secrétaires, et agent d’accueil...

Présenté dans un cadre festif, ce défilé aurait pu en rester là. Toutefois des participants à cette fête nous ont encouragés à ne pas laisser ce travail dans nos « cartons ».

C’est le CLICOSS 93 qui va nous donner l’occasion de théâtraliser ce premier spectacle et de le donner à voir, dans le cadre d’une journée de formation sur l’histoire du travail social au Théâtre de la Commune à Aubervilliers. Le défilé qui s’appellera désormais « Service Social : Histoire et Histoire de Mode(s) », sera représenté trois autre fois et filmé par le CICA (service Communication Ville d’Aubervilliers). Aujourd’hui ce travail est devenu un support pédagogique pour les écoles de travail social.

J’ai encore plaisir à me souvenir de l’ensemble de l’équipe, fébrile, le jour des représentations, et les répétitions après la fermeture du service, dans les couloirs, un livre sur la tête pour jouer les mannequins ! Et même si le texte de la pièce n’était dit que par moi, il ne faut jamais oublier, théâtralement parlant, qu’un corps muet projeté dans l’espace scénique est plus en danger qu’on ne le croit !

D’un atelier d’écriture à R.A.S ? ( Répliques d’Assistantes Sociales)

Forte de cette expérience, pourquoi ne pas poursuivre ? Quand le CLICOSS 93 éditera un numéro de sa revue, PLUME, consacré aux textes produits par douze assistantes sociales dans le cadre d’un atelier d’écriture, je me suis proposé de les mettre en scène. Mon idée, par ce travail, était d’associer quatre comédiens amateurs et professionnels à quatre assistantes sociales volontaires pour tenter cette aventure.

Mon point de vue est qu’aujourd’hui nous vivons dans une société clivée, un monde de « l’entre-soi » où les cadres parlent aux cadres, les chômeurs aux chômeurs, les travailleurs sociaux aux travailleurs sociaux, etc... Je voulais en filigrane, par ce travail, créer de l’échange, du partage de savoirs.

Pour ce faire, j’ai organisé pendant huit mois un atelier théâtre hebdomadaire ainsi que plusieurs week end de travail nous permettant un « vivre ensemble » qui ressemble à celui d’une compagnie théâtrale. En effet, le théâtre de compagnie me tient à cœur pour ce qu’il permet collectivement d’inventer au fil d’un quotidien partagé.

En ce qui concerne le travail de réécriture, pour passer de la narration à le scénographie, j’ai proposé aux comédiens de lire PLUME et d’en tirer quelques points forts sur le métier d’AS.

Ceux-ci relèveront :

• La dynamique du doute, • Le risque de soi, cette mise en danger continue dans la relation de l’autre, • La question de la reconnaissance du métier d’AS. Ce sont ces trois points qui vont guider la réécriture des textes dans le respect du travail produit par l’atelier d’écriture.

Organisées par le CLICOSS, soutenues par le Conseil Général, dans le cadre des Etats Généraux du Social, deux représentations ont eu lieu en octobre 2004 à Clichy sous Bois.

Cette expérience nous a permis d’avancer ensemble sur le chemin d’une création commune et a favorisé de nouveau le travail d’écriture ainsi qu’une première mise en scène.

« Petit à petit l’oiseau fait son bonnet » (Proverbe Africain)

Et pourquoi ne pas continuer ?

Poussés par la petite troupe de R.A.S, nous venons ensemble de constituer une association qui se nomme : le Collectif ESORS (Et Si On Ré enchantait le Social) dont le but est de « créer un espace d’échange culturel et social visant à initier une démarche de création artistique, collective et pluridisciplinaire ».

Notre association vient de reprendre des extraits de la pièce R.A.S pour la journée de rentrée des étudiants de l’Ecole Pratique de Service Social (EPSS) à Cergy, ce qui a permis de retravailler une nouvelle mise en scène et de donner une deuxième vie au spectacle.

Par ailleurs, nous avons lancé un appel à brèves (voir ci-joint) afin de recueillir des histoires, celles de tous les jours, qui pourraient nous permettre de créer une nouvelle pièce.

Nous comptons bien sûr, sur tous les lecteurs de Plume, pour écrire et faire circuler l’information. Je ne suis pas sans savoir que le passage à l’écriture est souvent difficile mais je pense qu’il suffit parfois de laisser aller sa plume sans avoir d’autre exigence que celle d’être au plus près de son ressenti... Alors courage ! Ce que nous vivons en travail social aujourd’hui mérite cette prise de risque...

Mettre en scène une salle d’accueil où les usagers masqués passent sans transition du mutisme aux cris, recréer l’intimité d’un coin café où les Assistantes Sociales se disent qu’il y a des jours où elles préféreraient être fleuristes, participe à créer un univers donnant à voir nos réalités quotidiennes.

Le théâtre permet de faire ce « petit pas de côté » qui peut être parfois plus parlant qu’un rapport circonstancié. De même la scène et le spectacle vivant peuvent venir en contre point d’une posture discursive.

Et pourquoi ne pas poursuivre avec des usagers ?

Théâtralement votre,

APPEL A BREVES !

Vous êtes travailleur social, médecin ou professionnel de santé ; vous avez sous le coude, dans vos tablettes, au fond d’un tiroir ou tout simplement dans le cœur ou dans la tête une histoire courte concernant votre métier que vous souhaiteriez raconter...

Je me propose de recueillir ces histoires, de les associer, les mélanger, les organiser afin d’en faire une pièce de théâtre qui pourra être jouée par des professionnels de la santé et du social et des comédiens professionnels et amateurs.

Ces histoires peuvent concerner une rencontre avec un usager ou un patient, un moment d’émotion, un moment précieux, une colère, un moment drôle, cocasse, un moment de partage, un moment épineux ou pétillant etc.... Il peut s’agir aussi d’une histoire concernant les institutions ou vos partenaires. Ces histoires peuvent être rédigées de façon anonyme ou nominative.

Par la suite, le travail de construction scénique aura pour but de donner à voir ce qui constitue le cœur de vos métiers, les articulations entre professions, les dysfonctionnements, les moments de partage etc....

Qu’est ce qu’une brève ? : Une brève est une histoire courte rédigée de façon narrative, télégraphique, ou sous forme de dialogue qu’il convient de situer dans l’espace et dans le temps, qui situe les personnages et qui a « une chute ».

Exemples de brèves, extraites de BREVE DE RUES « Une femme arrive sur le quai du métro. Machinalement, elle regarde sur sa gauche, vers le tunnel noir, il est 14H30, ce 7 janvier 2003. De son sac griffé Louis Vuitton, elle sort « l’Humanité. » »

« A 9H30, dans le métro, un lundi matin hivernal, c’est calme. Il y a de la place, je m’installe. Comme j’ai un peu de temps, je sors mon livre « Léon l’africain » d’Amin Maalouf. J’aime bien. Une femme vient s’asseoir en face de moi. Elle sort un livre de son sac : « le Périple de Baldassare » d’Amin Maalouf. C’est drôle. A côté d’elle, une autre femme. Elles ne se connaissent pas. Je ne la connais pas davantage. Elle lit « Le Périple de Baldassare » d’Amin Maalouf. A Trinité, j’ai rangé mon livre. »

N’hésitez pas à prendre la plume et à nous envoyer vos écrits avant le 30 janvier 2006. Merci par avance de votre participation à ce projet. Contact : esors@hotmail.fr

Post-Scriptum

Article paru dans PLUME, la revue du CLICOSS 93.








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3 Messages de forum

  • > TRAVAIL SOCIAL ENTRE COUR ET JARDIN 25 décembre 2005 16:40, par Isabelle Araque, assistante sociale de secteur à Bondy

    Ce que j’ai découvert du théâtre à travers la pièce R.A.S

    J’avais fait un peu de théâtre auparavant dans le cadre d’une formation à l’animation.
    Quand j’ai participé à l’atelier d’écriture du CLICOSS, je « visualisais » ce qu’on écrivait, la place du travailleur social comme celle de l’usager. Ça m’a donné envie de répondre oui à la proposition de Marie Perrier, de mettre en scène nos textes.
    J’avais envie et besoin d’extérioriser des choses que je ressentais, d’exprimer quelque chose de mon travail, et j’étais prête aux efforts et à l’investissement personnel et professionnel que cela allait entraîner.
    Je l’ai fait pour moi, pour communiquer ce qu’on vit dans ce métier, aussi pour permettre un débat avec la salle : c’est important pour moi, de réunir des gens autour d’une idée, de faire en sorte que des gens qui ne se connaissent pas dans une salle, aient envie d’échanger, de prendre la parole.

    Les débuts n’ont pas été faciles : les exercices de théâtre qu’on nous faisait faire, me fragilisaient, je l’ai vécu comme un peu violent, d’autant plus qu’on me disait de « me débarrasser de mon armure » !
    Mais le fait de le vivre en groupe, de me sentir acceptée par les autres, m’a mise en confiance, j’ai beaucoup appris des comédiens, il y a eu aussi de grands moments de convivialité dans les week-ends de travail, et pendant les répétitions.
    Cette pièce a eu un impact pour moi, personnellement dans ma relation à ma famille, professionnellement aussi car les secrétaires, mes collègues mais aussi des usagers, m’ont dit ensuite qu’ils me sentaient « plus accessible, moins distante »… je pense que j’ai effectivement perdu « mon armure » !

    Si j’ai pu le faire, c’est parce qu’on a formé une troupe avec les comédiens : on ne s’improvise pas comédien, il y a des techniques à apprendre pour la voix, le geste…
    J’ai d’ailleurs envie de me perfectionner, de progresser en théâtre et je me suis inscrite cette année dans un atelier théâtre de la Ville de Paris

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  • > TRAVAIL SOCIAL ENTRE COUR ET JARDIN 25 décembre 2005 16:41, par Wioletta Michalczuk, comédienne

    Ce que j’ai découvert du travail social à travers la pièce R.A.S

    J’ai découvert avec la pièce différent personnages à la fois étranges et fascinants, un monde à part, celui des assistantes sociales, qui m’avait été jusqu’à ce jour quasiment inconnu.
    Mais c’est surtout durant les répétitions, que j’ai appris davantage sur ce que vivent les AS au quotidien. Auparavant, j’avais quelques idées reçues sur leur métier. Je le voyais plutôt comme un travail administratif, une aide pour les dossiers, les démarches… et grâce à ce temps d’échange et de partage, j’ai pu m’apercevoir que ces personnes sont extrêmement engagées dans leur travail, qu’elles se donnent à fond…
    Quand j’entends maintenant dans l’actualité tout ce qui se passe, les expulsions, les violences… je me sens plus solidaire, je sais que les AS le vivent de façon proche, qu’elles peuvent aussi se sentir déprimées ou impuissantes, vivre mal leurs limites… et il y a de quoi quand on voit toute l’énergie qu’elles mettent dans leur boulot !
    Nous aussi, en tant que comédiens, on peut être pris par son métier, on donne beaucoup de nous-mêmes, c’est aussi de l’humain sur quoi on travaille, comme pour les AS.
    On met en scène la vie des autres…

    Répondre à ce message

  • > TRAVAIL SOCIAL ENTRE COUR ET JARDIN 18 janvier 2006 13:25, par mizial regnier marie claude

    voici une anecdocte un peu drôle qui m’ est arrivée il y a fort longtemps comme jeune professionnelle.
    C’est dommage , il manque l’accent car la dame parlait avec un fort accent antillais.
    j’ouvre la porte de la salle d’attente : au moins 15 personnes . je pense déja :"à qu’elle heure je vais terminer ce soir "et j’angoisse en me demandant si j’allais savoir répondre correctement à tout le monde , déja en terme de législation sociale et d’accès au droit et en terme de besoin d’écoute car à 1/2 h par personne ça devrait faire 7 heures , il allait falloir faire vite.
    bon la dame s’installe , très génée à la limite des pleurs.
    j’énonce l’inévitable entrée en matière avec un magistral sourire à faire fondre une tête d’enterrement "qu’est ce que je peux faire pour vous Madame ?"
    la dame "écoutez , il m’est arrivé un grand malheur, je ne m’y attendais pas du tout, c’est affreux" (elle pleure. "je ne sais pas comment on va se débrouiller avec les enfants le loyer, la vieille grand mère etc... " elle repleure, se mouche.
    moi , tres professionnelle , je dis "mais Mme je vais vous aider , déja dans les papiers, l’argent et pour pas mal de chose, je vous écoute vous pouvez me parler( je n’ose pas dire , mais dépéchez vous pq ’avec les 14 autres , je ne sais pas qd je vais rentrer chez moi !)
    alors je prépare déja dans ma tête tout ce qu’il faut savoir sur le décès, les démarches , ouverture de droit capital décès etc...
    la dame continue "mon mari est tombé " et puis elle pleure
    j’en suis à ne pas oublier d’envoyer un acte de déces aux caisses de retraite ...
    la dame continue comme ça un bon moment "oui ,déja ça n’allait pas pour payer le loyer, les factures, ça n’arrange pas les choses.."
    je laisse s’expliquer , c’est important l’écoute, et ça dure un petit moment jusqu’à ce qu’on arrive aux circonstancse de l’incident car le mari était grutier.
    je dis :"comment c’est arrivé, votre mari , il est tombé de haut, il y avait du vent "
    et la dame héberluée me dit avec de gros yeux ronds "mon mari il est tombé ...DANS LE CHOMAGE !!!"
    c’était drôle et finalement la dame qui pleurait au début de l’entretien a bien fini par rire aussi . finalement je crois que sans le vouloir ça a été une bonne thérapie !

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