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samedi 8 mars 2003
USAGERS : UNE MALTRAITANCE QU’ON NE PEUT PLUS CACHER
par Les membres du CA de 789


Plus d’un an avant la création de l’association 789 vers des états généraux du social, certains d’entre nous qui ne pouvaient plus se taire sur la maltraitance subie par les usagers ont été à l’initiative de ce texte.


USAGERS : UNE MALTRAITANCE QU’ON NE PEUT PLUS CACHER

A l’heure où les discours ne cessent de proclamer " la place des usagers au centre des dispositifs qui les concernent " nous affirmons que nombres d’entre eux sont mal-traités par certains professionnels et des institutions supposés les aider.

En effet, même s’il ne s’agit pas de maltraitance au sens littéral du terme, force nous est de constater que les exigences des institutions et/ou des professionnels l’emportent souvent sur l’aide et sur l’accompagnement et que l’usager peut même se trouver exclu non seulement des dispositifs de secours mais de certains dispositifs de prestations légales.

" Quoi qu’il arrive c’est toujours de votre faute... on met votre parole en doute, et pour finir, on parle de vous exclure du dispositif RMI, même si vous avez quatre enfants, même si vous êtes seules à les élever, même s’ils ont de bons résultats scolaires, et qu’ils ne posent pas de problèmes à la collectivité, même si vous avez travaillé en CES le temps maximum, même si vous avez fait l’effort de vous former, même si vous avez un projet... Alors on pense que le cimetière est la seule solution durable d’insertion " : lettre d’un usager au Ministère des Affaires Sociales.

Quelles raisons ?

Þ D’abord le cadrage des " missions " qui depuis la décentralisation avec l’aide de quelques cabinets d’audit s’est de plus en plus resserré autour des missions réglementaires, laissant sans aide en toute " impunité " de plus en plus de personnes en difficultés et induisant dans de nombreuses circonscriptions sociales ce que l’on peut appeler " culture de l’évitement ".

Tout est en effet devenu prétexte à ne pas " prendre en charge ", voire même à ne pas recevoir :

-  " il n’y a pas d’enfants "
-  " il y a trop de ressources "
-  " on ne peut rien faire (logement - emploi - accès au droit etc...)
-  " la personne (même s’il s’agit d’une jeune femme avec des enfants en bas âge) n’est pas résidente sur le département ou sur la commune depuis suffisamment longtemps "
-  " la personne est hébergée "
-  " c’est un jeune ", " une personne âgée ", " un handicapé ", " un sans domicile ", etc...
-  " c’est du ressort de la Sécurité Sociale ", " de la COTOREP ", " de la CAF ", " du CCAS ", etc... (extraits de communications téléphoniques du Ministère avec des travailleurs sociaux).

Une jeune femme de 19 ans mise à la porte par sa mère avec ses deux enfants sans argent et sans vêtement l’année dernière en plein hiver s’est trouvée refoulée par la Circonscription d’Action Sociale dont elle dépendait et n’y a plus eu accès. La réponse de la Circonscription au Ministère (que l’intéressée avait appelé au secours) a été la suivante : " elle ne dépend plus de nous, elle est sans domicile, désormais elle doit faire le 115 ; le Conseil Général du département en a décidé ainsi ".

Þ La culture de " l’organisationnel " que l’on pourrait qualifier de " culture du management de la pauvreté " (Forum de l’Innovation sociale de Poitiers).

Il convient de mesurer combien, sous prétexte d’organisation, certes nécessaire, mais devenue souvent " un but en soi ", on évacue purement et simplement la rencontre, la demande, voire le demandeur.

-  dans certaines circonscriptions sociales il faut 15 jours à 3 semaines avant d’obtenir un rendez-vous avec une assistante sociale (même s’il y a urgence).

-  dans plusieurs départements, il a été inventé une " graduation de la gravité du cas " en vertu de laquelle le temps d’entretien "accordé " au demandeur se trouve préétabli et tout dépassement d’horaire doit être justifié.

Nous pourrions multiplier les exemples - tous aussi surprenant les uns que les autres - et résumer en disant que les " grilles " et les statistiques ont occupé le terrain et beaucoup du temps des travailleurs sociaux au détriment même de la signification du travail social.

Þ Il y a lieu aussi de dénoncer ce que nous sommes tentés d’appeler " la culture de la faute "

Au nom de " l’Educatif ", la " sévérité " est devenue de rigueur ; nombre d’entretiens consistent actuellement à repérer l’erreur, la faute, le mauvais comportement (endettement - mauvaise gestion etc...) et à renvoyer la personne à " ses responsabilités " sans autre forme d’aide ou de traitement, au mépris de toute éthique et de tout professionnalisme.

Il faudrait se demander pourquoi les pauvres doivent développer tant de vertu et d’énergie pour accéder au " mérite reconnu " et prétendre alors à un peu d’aide.

Quelques chiffres révélateurs :

Au Ministère des Affaires Sociales, la Permanence sociale du Cabinet reçoit environ 70 appels téléphoniques par jour, 4000 courriers par an et une cinquantaine de personnes par mois. Près des ¾ des demandeurs disent ou signifient ne pas pouvoir se faire aider par les travailleurs sociaux de leur secteur, dans certains cas ils exigent de ne pas leur être adressés (même avec un travail de médiation préalable) et vont parfois jusqu’à supplier que leurs démarches auprès du Ministère ne leur soit pas signalée (ceci se vérifie tout particulièrement lorsqu’il s’agit de femmes avec enfants qui craignent que leurs enfants leur soient retirés).

Þ Enfin les critères d’attribution (logement - prestations - aides diverses) ou d’admission (établissements - dispositifs) sont souvent d’une rigidité extrême et les travailleurs sociaux ne cherchent que rarement à les infléchir.

On peut même constater que certains opérateurs semblent s’être appropriés ces critères réducteurs et s’en font les défenseurs - au lieu de s’en servir comme d’outils, d’en rechercher l’articulation ou le maillage et d’interroger si nécessaire les décideurs, quant à leur opérationnalité.

LES STRUCTURES, LES DISPOSITIFS ET LEURS OPERATEURS, GENERENT BIEN SOUVENT UN SENTIMENT D’INJUSTICE LÀ OÙ IL N’Y AVAIT QU’UNE SITUATION DIFFICILE.

Un certain nombre de travailleurs sociaux ne se satisfont pas de cet état de fait. Quelques uns se regroupent en associations, proposent des débats et des discussions pour ouvrir des perspectives et essaient de se soutenir, il faut que ces initiatives se développent.

Au plan national nous sommes aussi quelques uns, particulièrement préoccupés par la condition faite aux plus pauvres, qui avons décidé de nous réunir et de réagir :

-  en nommant une réalité que nos ne pouvons plus taire et c’est l’objet de ce manifeste.

-  en organisant des débats qui doivent pouvoir conduire à des Etats Généraux du " Social " et à ce que nous souhaitons être sa refondation.

-  en informant et en formant tant les responsables qui doivent développer des stratégies de direction capables de promouvoir un travail social au service des plus en difficultés, que les techniciens de terrain qui doivent privilégier les références éthiques aux attitudes réductrices et pouvoir interpeller sans crainte les instances supérieures sur les dysfonctionnements constatés.

SE TAIRE AU SUJET DE LA MALTRAITANCE S’EST DEJA S’Y LIVRER

NOUS REFUSONS LA BANALISATION DE LA SOUFFRANCE SOCIALE ET L’ATTITUDE SIMPLIFICATRICE QUI CONSISTE BIEN SOUVENT A N’Y REPONDRE QUE PAR LE REFUS DE TRAITER. LA DECLARATION D’IMPUISSANCE OU L’ORIENTATION VERS " NULLE PART ".

NOUS N’ADMETTONS PAS QUE L’ETAT DE PRECARITE, " JUSTIFIE " DE SUBIR - REJET - CULPABILISATION - PUNITION.

NOUS AVONS LE DEVOIR DE LE DIRE ET DE FAIRE EN SORTE QUE CELA PUISSE SE DIRE.

NOUS CROYONS AUSSI QU’IL Y A ENCORE QUELQUE CHOSE A FAIRE.

NOUS AVONS PU CONSTATER QUE SOUS RESERVE D’ETRE SOUTENUS, DES PROFESSIONNELS SAISISSENT LA PERCHE QUI LEUR PERMET DE SE REAPPROPRIER UN METIER QUI LEUR A ETE EN GRANDE ÄRTIE " CONFISQUE ".

Nous appelons tous ceux qui souhaitent s’associer à cette démarche à se faire connaître.








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4 Messages de forum

  • > USAGERS : UNE MALTRAITANCE QU’ON NE PEUT PLUS CACHER 1er juillet 2003 20:45, par pinelle assistante sociale

    .Au secours qui a écrit ce texte plus que maltraitant à l’égard des travailleurs sociaux.?C’est ce genre de paroles limite injurieuses qui vous dégoûtent de ce métier.Est ce que vous connaissez notre travail ?Il est vrai que nous sommes des professionnels employés par une institution qui a des exigences à l’égard de ses employés et dieu merci car c’est quand même elle qui nous paie.Il ne faut pas l’oublier on a des comptes à rendre tout comme les associations qui sont à 85 pour cent financées par des fonds publics et donc répondent elles aussi à des exigences ,à des demandes de leurs principaux financeurs.Et là aussi dieu merci car il était temps d’y mettre de l’ordre car combien d’associations ont gaché de l’argent public provenant donc des impôts des personnes qui travaillent et qui ont le droit de savoir à quoi sert leur argent et si il ;est utilisé a bon escient.Pour certaines associations heureusemant qu’il y a des travailleurs sociaux ou je dirais même pour la société heureusement que nous sommes là pour jouer le mauvais rôle et dire à certaines personnes ce que personne ne leur dit en face .On téléphone à l’assistant social associations voisins professionnels je vous téléphone pour vous dire que mme mr tapent sur leurs enfants ou ne leur donnent pas à manger ou....... ;Mais on ne l’a pas dit directement on passe par les travailleurs sociaux pour leur dire sous prétexte que nous avons la mission de la protection de l’enfance.Cette mission personne n’en veut.Passe à ton voisin .Si je peux garder le beau rôle auprès des familles je ne me gêne pa sde refiler le travail le plus difficile.Alors les exemples que vous donnez sortis de leur contexte je me méfie.Les 3 ou 4 semaines de délai d’attente pour rencontrer les TS non mais attendez c’est quelle circons ?Est ce que ce n’est pas un service en manque de personnel où les TS font 3 ou 4 secteurs car congés maladie ou maternité comme nous il y a 5 -6 ans.ON a fini par faire grève des permanences d’urgence en expliquant aux usagers notre mouvement qu’ils ont compris d’ailleurs.On l’a fait par respect des usagers.Personne n’est venu nous soutenir.Dire qu’on ne respecte pas les gens qu’ils nous fuient qu’on leur retire leurs enfants ce sont des gens comme vous qui maintenez cette image par ce que ça vous arrange ?D’abord c’est le juge qui ordonne un placement et non l’as.En 20 de carriére si j’ai rédigé 2 rapports demandant le retrait de ou des enfants c’est tout le bout .Qu’est ce que vous faites de la souffrance de la maltraitance exercée sur les enfants des bébés de 1 mois avec un bras cassé des petites filles ou des petits garçons abusés par un parent tous les soirs pour x raisons .ON ferme les yeux .Oui il y des parents maltraitants oui il y a des parents incapables d’élever leur enfant à temps complet oui il y a des parents limités intellectuellement qui sont incapables d’apporter les soins aux enfants .Et alors ?On prend nos responsabilites et on fait ce qu’on doit faire.Il y en a peu qui peuvent se vanter d’en faire autant.C’est plûtot la lacheté quin prévaut.
    C’est vrai qu’on n’est pas topujours d’accord avec les commandes institutinnelles.Pour notre part on le leur fait savoir.Mais ce n’est pas en dévalorisant notre profession comme vous le faites qu’on risque d’être crédibles dans nos revendications.ëtes vous honteux d’e^tre des TS changez de boulot et allez planter des choux on n’a pas besoin de gens comme vous.J’aime mon métier je respecte les gens que je rencontre.On a un signalement pour chaque travailleur social chaque semaine minimum et on est 16 as faites les comptes .Pour la moitié des signalements reçus et que j’évalue je continue par un suivi avec l’entière collaboration des gens.Alors non je ne laisserai pas des calomnies circuler à notre sujet .Je suis travailleur social et fière de l’être et vous ?On a des faiblesses certains jours on n’est pas parfait on ne sait pas tout .En résumé on est des êtres humains.Peut être qu’il y en a parmi nous qui n’ont rien à faire dans notre métier mais pitié ne laissez pas croire qu’on est tous pareils.Ne généralisez pas des cas particuliers et ne sortez pas des exemples de leur contexte.C’est honteux ce que vous faites circuler.

    Répondre à ce message

  • > USAGERS : UNE MALTRAITANCE QU’ON NE PEUT PLUS CACHER 9 juillet 2003 16:06, par stéphane Montabone

    Assistant de service social, je travaille à marseille dans ce qu’on nomme un "lieu d’accuei RMI".Je vous écris ce ( court ) message pour vous faire part de mon écoeurement de plus en plus grand à travailler au seuin de ce "dispositif".

    Les violences faites aux usagers dont vous témoignez font écho aux conditions dans lesquelles nous essayons quotidiennement de faire du travail social.
    Les conditions de la convention qui nous lie avec le conseil général des bouches du rhône prévoient que chaque "référent social" ( pas d’obligation de diplôme) doit faire signer chaque année 100 nouveaux contrats d’insertion et assurer le renouvellement des personnes déjà "suivies" soit, à l’heure actuelle, environ 170 personnes en moyenne par "référent".
    La majorité( socialiste ) du conseil général et les commissions locales d’insertion sont véritablement obsédées par le taux de contractualisation...

    Comment peut on prétendre aider et accompagner des personnes en souffrance en étant sans cesse soumis à cette pression du quantitatif ?

    La réalité( cela vaut pour le travail des AS en circo) est que nous ne serons en mesure de travailler efficacement au service des usagers que lorsque les politiques s’interresseront à ce qu’on pourrait nommer le taux d’encadrement ( des allocataires, des personnes suivies, quel que soit le service).

    Ce taux d’encadrement fait référence à un nombre de suivis maximum à ne pas dépasser sans que la/ les collectivités s’enguagent à recruter du personnel ( qualifié ).

    Il est vrai que pour cela, il est d’abord nécessaire de changer de parti pris idéologique en considérant les allocataires du RMI comme des personnes vivant dans la misère ( financière au moins )au lieu de les considérer avant tout comme des fainéants qui refusent les emplois qu’on leur propose...
    Avec le RMA comme horizon, il semble que nous nous rapprochons plus que jamais du modèle de workfare américain...
    Et il est vrai( j’en suis le premier conscient et responsable) que la voix des travailleurs sociaux n’est pas très audible en ces temps de régression et de contrôle social généralisés

    Répondre à ce message

  • Vu de la ddass

    je suis inspecteur ddass et confirme la tres grave schizophrenie qui se repand entre ce que l’on nous somme de faire et ce que on nous autorise à faire.

    faute de credits, de personnels, nous sommes obliges d’aller à l’inverse de nos missions et nous transformer en agents de repression : cela concerne l’accompagenement social et l’hebergement des DA et personnes à la rue, la sante, le logement..

    les demandeurs d’asile et les personnes à la rue sont vécues comme fauteuses de trouble par la plupart de mes collegues ; nous sommes entre les usagers, les assoiations, les maires et le prefet et les injonctions à ce point paradoxal menent à la folie.

    j’ai fait une depression, mais la plupart de mes collegues trouve refuge dans une totale schizophrenie ; ne pas sentir, ne pas reflechir, ouvir le parapluie...

    pour nous, pas de mouvements professionnels, pas de syndicats ou des syndicats muets, et une decentralisation en passe de nous achever.

    je garde l’anonymat.

    Répondre à ce message

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