jeudi 5 juin 2003



Compte rendu de l’Assemblée Générale du 14 mai 2003

Les membres du CA de 789





COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 14 MAI 2003 - Malgré les difficultés de transport, nous étions 68 participants à cette assemblée qui s’est tenue dans la grande salle du CEDIAS.


Michèl CHAUVIERE a fait le point sur la situation actuelle : l’initiative a suscité de nombreuses marques d’intérêt sur tout le territoire, et même au-delà des mers : correspondances, contacts téléphoniques, visites à la permanence, suivi attentif des journeaux sociaux, demandes d’information des associations, utilisation du site internet ou des sites proches ( OASIS, ASH...)

Il a ensuite donné lecture du texte de Jean-Michel BELORGEY, Vice-président de l’Association, a écrit pour cette assemblée sur le thème de "Refonder le social" tandis que François ASTOLFI, autre Vice-président, a signalé les inquiétudes que suscite pour l’avenir des formations ( et peut-être des statuts ) une décentralisation sans concertation.

Un dossier a été proposé aux participants : il comprend la composition du C.A, le numéro "0" d’un bulletin 7.8.9. qui devrait être suivi avant les vacances du numéro 1, la reprise de l’interview qu’ont accordée Christiane HENRY, Jacques LADSOUS et Michèl CHAUVIERE aux A.S.H sur le sens de la démarche "Etats Généraux du Social" et la synthèse des Tribunes Libres des A.S.H depuis septembre 2002 faite par Hélène CORNIERE.

Michel CHAUVIERE a aussi remercié ceux qui se sont proposés comme Relais ; le repas qui nous avait réunis avant l’Assemblée Générale avait déjà permis certains échanges : faut-il parler des relais locaux ( donc de territoire ) ou de relais thématiques ? ( un échange à cet égard a montré que les deux directions peuvent se concevoir, il faut toutefois que nous apportions progressivement des précisions ).

La parole a été donné a Roselyne LEPLANT, Présidente du Mouvement National pour la coordination des Travailleurs Sociaux, qui a expliqué pourquoi et comment les CLICOSS se sont engagés comme relais ( CLICOSS : Comité de Liaison et de Coordination des Services Sociaux ).

Jacques LADSOUS a ensuite donné lecture de la synthèse des communications ( 183 au jours de la réunions ) ; avec le texte de Jean-Michel BELORGEY, cette synthèse a également été jointe au dossier remis aux participants. On y trouve l’ensemble des questions, des inquiétudes, mais aussi des expériences que signalent ceux qui nous écrivent, individuellement, de manière anonyme ou nominative, en groupe ou déjà organisés en associations.

David COLLIN victime d’un accident et hospitalisé, n’a pas pu nous rejoindre, mais sa communication sur l’utilisation d’internet, a été enregistrée et présentée par Nicolas SEMPERE, qui est chargé avec quelques autres du secrétariat.

Les participants ont posé toute une série de questions autour :

- de la détérioration de la notion de service public ; les professionnels sont-ils des prestataires de services, ou ont-ils encore à assurer une mission de service, déléguée par l’Etat, et par conséquent sont-ils en exercice de responsabilités, dans le cadre des lois républicaines.

- de la notion d’innovation : que ceux qui le peuvent expliquent comment ils procèdent pour innover, alors que les moyens se réduisent, et que les contrôles sont de plus en plus prégnants et tatillons.

- de la notion de protection : y-a-t-il encore une volonté de protéger ? dans la préoccupation sécuritaire qui est dominante aujourd’hui chez nos dirigeants ( à tel point que l’on ne défend que bien mollement l’ordonnance de 45 ), reste-t-il une place pour promouvoir la personne ?

Un usager se félicite de notre initiative d’ouvrir ces débats aux usagers, mais regardant dans la salle, il s’étonne que ceux-ci soient si peu nombreux, il se demande même s’il n’est pas le seul.

Les familles sont-elles interpellées par nos réflexions ? Comment les associer ? Comment utiliser leurs compétences de parents responsables ?

Le forum sur internet paraît sympathique, utile, mais un peu désordre - Où veut-on aller ? Où veulent aller ceux qui ont pris cette initiative ? Comment cette initiative rencontre-t-elle l’action des syndicats dont des représentants (CGT) sont présents dans la salle, ou l’action des associations.

Bernard CAVA dit comment cette initiative a rencontré celle du Comité Permanent des Organisations professionnelles ( CPO ) et comment une convention s’est établie entre la CPO et les Etats Généraux.

Michèl CHAUVIERE rappelle que nous ne sommes qu’à la fin de la première phase : celle du ramassage des idées, et que ceux qui ont accpeté d’encadrer l’opération n’avaient pas d’idée préconçue sur ce qui peut advenir ni sur ce qui peut surgir d’une parole retrouvée. La deuxième phase consistera à débattre sur tout ce qui a été soulevé, et la prochaine assemblée devrait permettre de voir se dessiner les grandes lignes de forces de ces "Etats généraux". On s’est donné du temps pour que rien ne s’écrivent collectivement à la va-vite.

Mais nous avons fait le pari que nous serions capables, "en nombre", de faire des propositions "intelligentes".

Pour le moment, nos moyens financiers sont minimes. Nous avons décidé de ne pas solliciter de subventions pour garder notre liberté. Nos moyens dont le trésorier Bernard BONNET est le garant se bornent aux cotisations et aux dons ( certains de nos relais ont trouvé des sources de fonds ). Rappellons aussi que l’association CQFD nous a légué ce qui lui restait et que le CEDIAS nous héberge gratuitement. Mais tous ceux qui auraient un peu d’imagination pour trouver quelques moyens financiers peuvent le faire.

C’est sur cet appel pour lire, pour écrire, pour animer, pour informer, pour trouver des moyens, que c’est terminée cette première Assemblée. On fixe la prochaine aux 30 et 31 janvier 2004. Deux jours, ce ne sera pas trop pour ponctuer les débats, et trouver els axes des propositions.




Pour citer cet article :

Les membres du CA de 789 - « Compte rendu de l’Assemblée Générale du 14 mai 2003 » - OASIS - Le Portail du Travail Social - http://www.travail-social.com. - juin 2003.