jeudi 5 juin 2003



Le Social de la pensée, de l’acte et de la plume
L’autonomie précaire ; premier niveau d’un social d’accompagnement


Athos





Vive le social, Vision 1 - L’autonomie précaire : premier niveau d’un social d’accompagnement. « Le social des droits » permet l’accès à du statut hors emploi. Complété par le social des aides et des secours d’urgence limités de fait, il constitue un premier niveau de réponses à l’exclusion.


Quoique indispensables, ces statuts sont généralement repérés par l’opinion publique et les catégories socioprofessionnelles comme étant des statuts disqualifiants. La précarité des ressources et le déficit de fonction économique et sociale marquent ces statuts. La stigmatisation pèse sur ceux et celles qui les habitent.

Une majorité des forces du social a été engagée sur ce front. Le travail social est ainsi positionné dans une aide à vivre à partir de ces statuts. Ceux-ci concernent dans la durée plusieurs millions de personnes. Droits, aides et secours matériels permettent aux personnes concernées d’atteindre le plus souvent l’autonomie dans la précarité.

Semi-échec, semi-réussite, ce résultat insatisfaisant nécessite pourtant une somme importante d’efforts, de solidarité, de technicité, de créativité mis en oeuvre par les acteurs précaires, les professionnels, les bénévoles et toutes les institutions et associations concernées.

Bien que l’autonomie précaire ne corresponde pas à l’ambition finale exprimée par les politiques, les lois, les institutions, les professionnels, ce résultat mérite d’être connu de l’opinion. Résultat insatisfaisant malgré tous les efforts : voilà bien une réalité difficile à avaler pour les professionnels du social. Car stabiliser une situation de vie menacée par la difficulté, trouver de nouveaux équilibres de vie qui plus est dans la précarité à partir de la mise en oeuvre de droits marqués, d’aides et de secours d’assistance à fort potentiel discréditant dans le cadre d’une relation d’aide (méconnue et donc non reconnue) n’est pas une mince affaire. Si le social français est aujourd’hui insatisfait de ce qui lui est permis d’accomplir, c’est tout à son honneur.

Le burning-out ou la démission silencieuse d’un nombre important d’acteurs du social s’inscrit dans ce contexte. Beaucoup veulent croire et faire croire qu’il est la conséquence du contact direct et incessant avec les populations et leurs difficultés. Beaucoup ne comprennent pas qu’au contraire le travailleur social se ressource généralement dans la relation qu’il construit avec les personnes qu’il aide.

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Post-Scriptum
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Vive le social - Visions




Pour citer cet article :

Athos - « Le Social de la pensée, de l’acte et de la plume » - OASIS - Le Portail du Travail Social - http://www.travail-social.com. - juin 2003.