mercredi 31 mars 2004



Le pire et le meilleur

Véronique DELORD






Le pire et le meilleur

C’est l’heure où le sommeil règne encore sur la grande ville de Marseille.

C’est aussi celle où les « jeunes errants », comme on les appelle, plongent à pleines mains dans les containers d’ordures pour se nourrir.

J’en ai croisé un tout à l’heure dans ma rue - à deux pas de la Canebière.

...Familles de réfugiés dormant dans des cartons, ou « Sans Domicile Fixe » arrimés à la célèbre avenue depuis des années, hiver comme été, dans ses chiffons au coin de la fac. de Droit.

Ni vues de l’esprit, ni clichés, cette réalité réveille durement. Ce que l’on fait alors, une goutte d’eau dans la mer... qui est tout près.

La voilà toute en contrastes. Elle flotte soudain ancrée dans la beauté de l’aube, couronnée des sommets calcaires et de la Bonne Mère au point culminant. Oui, vraiment le pire et le meilleur.

Octobre 2001 - VD




Pour citer cet article :

Véronique DELORD - « Le pire et le meilleur » - OASIS - Le Portail du Travail Social - http://www.travail-social.com. - mars 2004.