jeudi 22 janvier 2009



Repérer et éviter les douces violences
dans l’anodin du quotidien…


Christine SCHUHL





Il était une fois… Une vie, comme il en existe beaucoup… Un jeune couple qui attend un bébé, une petite fille qui s’annonce, puis un deuxième enfant, la vie qui passe, les décalages incontournables de l’adolescence, les hauts et les bas d’une vie qui s’installe, les inquiétudes de la maladie, les doutes et les angoisses de la vieillesse.


Une vie remplie de petites habitudes qui s’installent au fil du temps parce "qu’on a toujours fait comme ça". Une vie remplie de jugements infondés, de paroles inadaptées, de gestes incertains…

Une mosaïque de "douces violences" en toile de fond d’une vie pourtant bien organisée, parfois même en contradiction avec des valeurs éducatives et morales…

Des petits "couacs" où le temps nous presse, le jugement nous rassure, le résultat prend le dessus sur la rencontre.

De la naissance au grand âge, la douce violence habite notre quotidien. Parce qu’il faut aller vite, parce que c’est plus facile d’obtenir ce que l’on désire rapidement, la douce violence devient une manière d’être "banalisée".

Jour après jour, elle s’infiltre dans nos relations, souvent à notre insu, parce qu’elle se transmet facilement, et apporte souvent des résultats immédiats et concrets. Elle impose, juge, permet de ne pas s’encombrer d’états d’âmes.

À travers la vie de Manon, Jules, leurs parents et leurs grands-parents, beaucoup s’y retrouveront peut-être… Il est probable qu’à la première lecture, chacun ressente un curieux sentiment de"culpabilité", légitime, utile même, pour comprendre, réfléchir et faire peut-être autrement. Dans bien des cas le "on a toujours fait comme ça" se pose comme une excuse, contournant ainsi toute réflexion. Pourtant, il est essentiel de prendre le temps de s’arrêter sur ces minuscules situations où le geste, la parole, le regard, la respiration ne sont pas dans l’empathie, ni dans la disponibilité d’une rencontre avec l’autre. Dans cette bande dessinée, personne n’est montré du doigt, personne n’est jugé, son ambition n’est que de présenter des contextes de notre vie quotidienne.

Dans notre société où tout va vite, où les résultats sont plus importants que le précieux chemin pour y parvenir, n’y a-t-il pas une urgence à regarder ces "égratignures relationnelles" ? Ignorées, banalisées, ces douces violences risquent de fragiliser l’estime et la confiance envers soi et les autres.

Pour tenter de mieux comprendre ce concept, en bas de chaque page, une petite lanterne, du nom de"loupiote" éclairera notre réflexion. Elle nous interrogera, nous accompagnera dans le décryptage de ces situations parfois criantes d’évidences, parfois terriblement "banales". Elle aiguisera notre regard, interpellera notre bon sens, pour que du tout-petit au plus âgé, cette douce violence s’estompe… S’estompe vraiment….

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Post-Scriptum

Le site de l’Editeur

ISBN : 978-2-85008-749-3 12,50 € France





Pour citer cet article :

Christine SCHUHL - « Repérer et éviter les douces violences » - OASIS - Le Portail du Travail Social - http://www.travail-social.com. - janvier 2009.